Un étudiant (sur le tard) au WikiMOOC

Luc Bentz, 61 ans, jeune retraité et nouvel étudiant en L1, a participé à un « cours en ligne ouvert et massif » (Mooc) proposé par France Université Numérique (Fun) : le WikiMOOC, résultat d’un partenariat Fun/Wikimedia France. Il rend compte ici de cette expérience

Tout étudiant d’un Cours en ligne ouvert à tous est atypique par définition puisque tout un chacun peut suivre un cours, plus précisément, pour reprendre le jargon un Mooc. Je suis donc atypique comme les participants au cours en ligne que j’ai suivi.

Il convient que je précise quel était mon positionnement, en quelque sorte d’où je me situais (1), quelles étaient la nature du Mooc (2) et son fonctionnement (3). Il reste alors à indiquer comment (et dans quel esprit) j’y ai participé et comment il s’est achevé (4) avant, peut-être, de me risquer à un semblant de conclusion. Continuer la lecture de Un étudiant (sur le tard) au WikiMOOC

WikiAudition Histoire – édition 2016

Le wiki histoire reprend du service !

Comme chaque année, la page de suivi des recrutements en histoire est ouverte, grâce notamment au soutien de l’AFHE, qui l’héberge.

Il s’agit de rassembler, en un lieu facile d’accès toutes les informations relatives aux recrutements de maîtres de conférences et professeurs en histoire (sections 21 et 22 du CNU) pour la session synchronisée 2016.

Le bilan de la campagne 2015 est toujours mitigé : les taux d’informations relatifs aux postes s’améliorent, et certaines (encore rares) universités affichent désormais les dates des auditions sur leur site. Mais il reste encore difficile d’avoir les informations sur les postes de la section 21, et pour les postes de professeurs en général. Nous comptons donc sur vous ! Continuer la lecture de WikiAudition Histoire – édition 2016

Initiation à l’utilisation de LibreOffice Calc

Si la mobilisation des méthodes quantitatives en histoire vous conduira sans aucun doute à vous familiariser avec des outils plus avancés, la maîtrise (même minimale) d’un tableur reste fondamentale.

Les habitué.es du blog connaissaient déjà l’introduction à Excel 2010, voici (en attendant la mise à jour pour Excel 2016) une introduction à son alternative libre : Calc.

Conçue à l’occasion d’une introduction aux méthodes quantitatives en histoire pour les étudiant.es en L2 de Lille 3, cette petite brochure vous propose de vous familiariser avec les fonctions de base du tableur de la suite Libre Office (v.5) de la mise en forme d’un tableau à la création d’une pyramide des âges, en passant par l’usage de quelques formules.

Introduction à LibreOffice Calc

 

Crédit image de une : « I Love Spreadsheets » by Craig Chew-Moulding en cc sur Flickr

À propos d’une conférence de « très très haut niveau » sur les humanités numériques

Le 19 novembre 2014, Bruno Latour donna l’une des conférences « d’un très très haut niveau » [0’26’’] organisées à la BnF grâce au soutien de la Fondation del Duca – Institut de France. Intitulée « Ce que le numérique fait aux humanités », cette conférence a été enregistrée en vidéo et re-circule aujourd’hui sur les médias sociaux grâce à sa rediffusion sur les réseaux par France Culture Plus – excellent site que je vous recommande vivement par ailleurs.
En voici la présentation sur le site de FCPlus :

« L’impact du numérique sur le travail intellectuel a donné naissance à un domaine d’expérimentation multiple qu’on appelle les « humanités numériques ». Bruno Latour a participé de plusieurs manières à ces expérimentations notamment par la création du médialab de Sciences Po, mais aussi par un programme de recherche collaboratif, « Enquête sur les modes d’existence », qui allie un site web modesofexistence.org avec un livre papier. Il présente ici quelques pistes de réflexion sur les mutations que le numérique engendre pour les humanités et les sciences sociales. » Continuer la lecture de À propos d’une conférence de « très très haut niveau » sur les humanités numériques

Sur le bureau de l’historien

par Sébastien Poublanc *

 

YAPH5YcwHistorien. s. m. Celuy qui escrit l’histoire, ou une histoire. Bon historien. historien digne de foy. fidelle historien. les historiens modernes. historien contemporain. escrire en historien.

Dictionnaire de l'Académie française, Première Édition (1694)

La notion d’écrire l’histoire est bien ancrée dans la profession d’historien : elle possède ses codes, ses usages, ses représentations ; elle n’est pas seulement une technique (annonce de plan, citation, notes en bas de page), elle est aussi un choix (1). Or, si l’écriture de l’histoire est une réalité indiscutable, les conditions techniques dans lesquelles elle s’effectue ne sont guère étudiées. Celles-ci constituent pourtant un paradigme influençant la façon dont le chercheur perçoit la réalité et réagit à cette perception. Continuer la lecture de Sur le bureau de l’historien

Histoire et Cité. Les rencontres de Genève

Screenshot from 2015-05-12 20:13:55Une brève pour signaler à nos lecteurs le tenue du 13 au 16 mai 2015 des premières rencontres « Histoire et Cité » à Genève.

 

Tout un aspect du programme est centré sur les Digital Humanities, avec notamment un Salon spécifique, un booksprint pour éditer une anthologie de textes pacifistes, des séances de posters autour d’outils numériques, ainsi que des conférences et débats.

Nouvelles approches quantitatives en histoire et sciences sociales

Je relaie l’appel à candidature pour cet atelier doctoral, organisé par  François Dumasy (EFR), Michael Gasperoni (EFR), Silvia Sebastiani (EHESS) et Claire Zalc (CNRS), il aura lieu en octobre à l’École française de Rome :

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Atelier doctoral organisé à l’École française de Rome, les 6-9 octobre 2015 – Réception des candidatures jusqu’au 30 mai 2015

La Méditerranée : un laboratoire de l’histoire globale et des processus de globalisation – Session 2015 :

« Les nouvelles approches quantitatives en histoire et en sciences sociales« 

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Présentation : « Longtemps présente dans l’historiographie française des Annales, l’histoire quantitative a été longtemps assimilée à une histoire sérielle et principalement économique. Critiquée et repensée par la micro-histoire, renouvelée par les transformations des outils, notamment informatiques, elle a connu une profonde évolution de ses objets et ses méthodes et s’offre aujourd’hui comme une approche fructueuse de la recherche en histoire, mais aussi, au-delà, en sciences sociales. En proposant un ensemble d’instruments épistémologiques et techniques concernant aussi bien l’histoire économique que l’histoire sociale, culturelle, politique ou encore démographique, elle n’a cessé de s’alimenter du dialogue fécond avec les sciences sociales en général, qu’il s’agisse de la sociologie, de l’anthropologie, de l’économie ou des sciences politiques.« 

Objectifs de l’atelier, déroulement, condition de candidature, etc. :

cliquez ici.

Se former aux logiciels de bases de données

Après un premier billet relatif aux logiciels de bibliographie, suite de la série de conseils pour se former aux outils numériques plébiscités lors de ma petite enquête : les bases de données.

Bases de données, kézako ?

Commençons par une définition générale, celle que l’on trouve à l’entrée base de données de Wikipedia par exemple :

« Une base de données (en anglais : database) est un outil permettant de stocker et de retrouver l’intégralité de données brutes ou d’informations en rapport avec un thème ou une activité ; celles-ci peuvent être de natures différentes et plus ou moins reliées entre elles. Dans la très grande majorité des cas, ces informations sont très structurées, et la base est localisée dans un même lieu et sur un même support. Ce dernier est généralement informatisé. » (source)

Indépendamment de toute question logicielle, constituer une base de données (bdd), c’est donc organiser, rationaliser la collecte, le stockage et la gestion de sa documentation. Quand vous utilisez Zotero par exemple, vous alimentez une base de données de références bibliographiques (en l’occurrence, ce qu’il y a derrière votre bibliothèque Zotero, c’est une bdd SQL), voire plus si vous l’utilisez pour organiser toute votre documentation.  Dans ce cas comme avec d’autres outils plus généralistes, la structuration des données a été pensée pour vous : vous entrez les informations que vous souhaitez stocker et organiser directement dans une interface munie de champs prédéfinis (dans zotero : le nom de l’auteur, le titre, une pièce jointe, une note…).

Vous l’aurez certainement compris, les bdd se trouvent derrière quasiment tous les outils que vous utilisez sur internet. Dès que vous remplissez un formulaire en ligne par exemple vous alimentez une bdd : elles « constituent donc le cœur de nos systèmes d’information » (source).

Un outil pour les historien-nes ?

Pourquoi utiliser une base de données spécifique pour le traitement de vos sources ? D’abord parce qu’en construisant votre bdd vous même, vous maîtriserez la structuration de vos informations, c’est à dire la façon dont elles seront organisées. Bien sûr, toutes les sources ne se prêtent pas forcément à une structuration de ce type. Dans la plupart des cas, l’intérêt que vous trouverez à transformer vos sources en données, c’est de pouvoir ensuite opérer des traitements d’ordre quantitatif. Ce qui ne veut pas dire que la pratique des bdd est une exclusive de l’histoire économique ou sociale, réputée plus quantitative. Voir par exemple le retour d’expérience en histoire politique que propose Pierre-Marie Delpu sur le carnet NHumérisme. En outre, il m’est arrivé de rencontrer des doctorants qui, sachant utiliser des logiciels de bdd, avaient décidé d’organiser toute la documentation de leur thèse comme d’autres, telle Franziska, l’auraient fait avec Zotero.

Voici ce que notent Jacques Cellier et Martine Cocaud dans le principal ouvrage de référence (dont je vous recommande vivement la lecture) :

« La démarche débute avec l’examen des documents qui vont permettre la recherche historique : nous les appellerons les sources. (…) Il est rare qu’un seul document suffise à une recherche, qui exige souvent de collecter tout un corpus, composé de documents de même type ou de types variés. La recherche de documents, suivie de leur dépouillement et de leur collecte, dévore une grande partie du temps de l’historien. L’objectif est d’obtenir des données qui seront soumises par la suite à sa sagacité et à son talent d’analyste. Elles résultent d’une curieuse cuisine qui prend les sources comme ingrédient et les laisse ensuite bien éloignées tant que par leur contenu que par leur forme du modèle d’origine. « Physiquement », les données devront se présenter sous forme de fichier, c’est à dire d’une collection d’informations portant un nom et pouvant être stockées sur la mémoire d’un système informatique (…).
Des représentations iconographiques peuvent être stockées sous forme d’images numérisées mais on peut aussi n’en conserver qu’une description établie selon des rubriques précises (nom du peintre, date, techniques, personnages, etc.) ; un discours peut aussi être analysé de la même manière : nom de l’orateur, thèmes évoqués, expressions utilisées, date, etc. Toutes les sources peuvent être décrites sous forme de séries d’informations composées de rubriques, mais ce découpage, qui facilite le traitement des données sérielles, ne se révèle pas intéressant dans tous les cas : les analyses textuelles, par exemple, relèvent d’autres méthodes. » (source, p. 13-14)

 Vous l’aurez compris, tout-e historien-ne n’aura pas besoin de construire une base de données… en revanche la démarche intellectuelle qui est à la base de sa construction est commune à tout chercheur mobilisant de la documentation. C’est, il me semble un point de départ fondamental lorsqu’il est question de formation.

Se former aux bdd (1) – La démarche avant les logiciels !

Je n’ai, en ce qui me concerne, pas eu à créer une base de données pour ma thèse. Peut-être que, si j’avais été initié aux principes qui président à leur construction un peu plus tôt, je me serais lancé, surtout par goût de la découverte des outils par moi même. Néanmoins, avec le recul, je suis persuadé que cela ne m’aurait pas forcément apporté grand chose pour ma thèse (en revanche, pour la gestion à plus long terme de l’ensemble de ma documentation, c’est autre chose!).

SumSchool2008J’ai néanmoins suivi une formation qui m’a permis de m’exercer à la démarche intellectuelle qui préside à la fabrication d’une bdd. Dans le cadre d’une école d’été en « méthodologie de la recherche en histoire sociale » organisée par Frédéric Vesentini en 2008 à l’UCL (d’autres ont eu lieu en 2010, 2013 et 2014), nous étions une bonne trentaine à avoir été initiés aux bdd ; à l’analyse des discours et aux statistiques textuelles ; ainsi qu’aux enjeux d’échantillonnage et de tests statistiques. Sur les 5 jours que comptait la formation, deux furent consacrés aux bdd et, c’est là que je voulais en venir… à aucun moment nous n’avons manipulé un logiciel !

En effet, l’initiation dispensée par Aurore François et Frédéric Vésentini était alors tournée vers le travail – à mon sens le plus complexe, mais aussi le plus intéressant et formateur  – la conception d’une bdd à partir d’une réflexion sur l’organisation de sa documentation : principes de théorie relationnelle, conception d’un schéma conceptuel, transformation du schéma conceptuel en structure de données…

Comme le soulignent Claire Lemercier et Claire Zalc, la saisie d’une source dans une bdd, ou dans un tableur (j’y reviendrai) doit être envisagée, comme « un moment de recherche » (p. 35). Cette opération suppose en effet une réflexion préalable et permanente sur le contenu de la source, son organisation originale, les informations que l’on souhaite en tirer, etc. Réflexion dont on se passe généralement lorsqu’il s’agit simplement de transcrire une source dans un traitement de texte, et a fortiori lorsque l’on se « contente » au départ de photographier les sources :

« Promouvoir la saisie de la source par le chercheur ne correspond pas au désir d’imposer un « rite de passage » pénible et ingrat, mais bien à la conviction que cette étape constitue un véritable moment de recherche. (…) Fastidieuse, [la saisie] permet aussi d’appréhender réellement les données et de commencer à réfléchir sur leur structure. (…) C’est souvent au cours de la saisie que l’on prend presque physiquement contact avec son sujet, mais aussi que naissent de nombreuses questions (…). La saisie, pour l’historien peut ainsi être comparée au terrain pour l’ethnographe ou le sociologue : elle engage physiquement, induit une connaissance intime de la source et suscité nombre de questionnements de recherche. » (source, p. 36)

Traiter données 1Bien entendu, cela ne veut pas dire que toute source, en toutes circonstances, se prêterait à une saisie systématique. Néanmoins, il me semble indispensable de toujours se poser la question…

Ce qui impose de connaître quelques règles de bonnes pratiques, telles les « dix commandements de la saisie » que proposent Claire Lemercier et Claire Zalc.

METHODESQUANTICOUVC’est la première étape d’une auto-formation selon moi : lire les chapitres « De la source aux données » :

– p. 34-47 dans Méthodes quantitatives pour l’historien

– et p. 16-57 dans Traiter des données historiques par Jacques Cellier et Martine Cocaud.

HainautJe vous recommande aussi la consultation du livre de Jean-Luc Hainaut : Bases de données. Concepts, utilisation et développement, l’auteur y prend en effet le temps de bien expliquer les enjeux méthodologiques et conceptuels qui président à la création et à l’utilisation d’une bdd. En outre, la conception de l’ouvrage est très intéressante : plusieurs parcours sont possibles parmi les chapitres selon que vous souhaitiez « simplement » bénéficier d’une introduction aux bdd, ou que vous cherchiez une formation complète. [Voir la page du livre sur le site de l’auteur – Lire la table des matières et l’introduction (PDF)]

 

Se former aux bdd (2) – Les enseignements présentiels

Nous avions vu qu’il existe de très nombreuses formations présentielles aux logiciels de bibliographies, ateliers de doctorants, formations des bibliothèques et des urfist, elles ne manquent pas. Pour les bdd, l’offre existe mais elle est sans conteste moins pléthorique.

Il faut bien sûr commencer par citer les formations du Pireh (Pôle Informatique de Recherche et d’Enseignement en Histoire) de l’université Paris 1 qui, depuis de nombreuses années, dispense de la Licence au Doctorat des enseignements pointus à divers outils, dont les bases de données (ici ou par exemple). Voir aussi, bien qu’il dépasse la seule question des bdd à proprement parler, le programme du séminaire organisé par Stéphane Lamassé et Léo Dumont : « Structuration et analyse de données pour historien (2014-2015)« 

J’ai cité celles de Frédéric Vésentini et Aurore François ont organisé à plusieurs reprises depuis 2008, les écoles d’été peuvent être une excellente occasion de se former correctement en un minimum de temps. Il faut les guetter dans vos établissement et vous abonner aux flux de Calenda (écoles d’été ; méthodes de traitement et de représentation ; approches de corpus, enquêtes, archives ; etc.)

Bien entendu, il y a aussi l’atelier de Claire Zalc et Claire Lemercier, qui dépasse ici encore la seule question des bdd, mais dont l’approche très concrète basée sur les travaux des participants ouvrent de nombreuses perspectives. Voir, pour information, le programme 2014-2015.

Si vous avez connaissances de formations spécifiques orientées histoires et sciences sociales, n’hésitez pas à les partager. Une solution alternative lorsqu’il n’existe pas de formation dans votre discipline, est d’aller voir du côté des formations plus pointues des informaticiens, ou d’autres disciplines. Cela implique néanmoins d’avoir été particulièrement sensibilisé aux enjeux propres à la recherche en sciences sociales (en lisant les références mentionnées plus haut notamment!)

Jetez par exemple un œil à l’offre très riche du CNAM sur les domaines « bases de données » et « bases de données relationnelles« .

S’auto-former : le tableur

Utiliser un tableur comme base de données ? J’entends d’ici les puristes pousser des cris d’orfraie… Il n’empêche que bien souvent, ce sera une solution largement suffisante. Comme toujours, j’insiste sur le fait qu’en matière d’informatique, il est indispensable de toujours tenter de mobiliser les outils correspondant au mieux à nos besoins, nous n’avons pas besoin d’une masse pour planter un clou… Comme le notent Claire Lemercier et Claire Zalc (vous voyez bien que la lecture de leur « repères » est indispensable…) :

« En pratique, le choix est souvent entre tableur et logiciel spécifique de base de données. (…) En fait, dans la plupart des cas, un tableur, plus souvent présent à la base sur l’ordinateur et d’un accès plus intuitif, suffit largement, d’autant que les données saisies sont plus facilement exportables par la suite, pour des traitements que l’on n’imagine que rarement à l’avance. Outre le gain de temps, la discipline imposée par le fait d’entrer les données directement dans un tableau, visualisé comme tel, peut d’ailleurs aider à poser certains choix de recherche » (source, encadré p. 37)

Pour apprendre les bases de l’utilisation d’un tableur, je vous rappelle en premier lieu mon tutoriel, « initiation à l’utilisation d’Excel 2010« . Le tutoriel a pris – esthétiquement – un petit coup de vieux (le premier qui dit qu’il était déjà moche à l’origine verra son adresse IP blacklistée!) mais les fonctionnalités restent valables et facilement transposables à LibreOffice Calc. L’essentiel ici est d’apprendre à utiliser les outils de tri, filtre, croisements de données. Voir par exemple :

Pour LibreOffice ou OpenOffice, vous trouverez des tutoriels facilement, voir, par exemple, ces « conseils pour réaliser une table de données » (PDF) ou encore ces exemples vidéos :


(il s’agit de la première vidéo d’une série de 12…)

Reste que le tableur trouvera vite ses limites pour certains usages, et là, les choses se compliquent un peu.

À la lecture de conseils divers et variés, il semble que la plupart des historiens rompus aux outils de ce type recommandent désormais le passage à MySQL. FileMaker reste souvent cité mais ne semble pas très pratique. Restent les logiciels des suites bureautiques les plus connues : Access pour MSOffice, et Base pour Libre/OpenOffice.

Petit tour d’horizon pour ces 4 possibilités.

S’auto-former : Access

Access est probablement le plus connu des logiciels de base de données, même pour les plus néophytes. Jetez un œil au rayon informatique chez Gibert par exemple, vous pourrez constater qu’il existe pléthore de manuels, plus ou moins accessibles, pour apprendre à l’utiliser.

Traiter données 1Dans le premier volume qu’ils ont consacré au traitement des données historiques, Martine Cocaud et Jacques Cellier avaient fait le choix de ce logiciel. Je vous recommande vivement leur livre (et je vous remet la couverture pour la peine) car, si le logiciel à beaucoup évolué depuis, leurs démonstrations reposent systématiquement sur des exemples historiques concrets.

Vous pourrez, en outre, vous reporter à la page annexe à l’ouvrage, TDH1, sur le site de Jacques Cellier.

Pour vous familiariser avec le fonctionnement des versions les plus récentes du logiciel, vous trouverez bien votre bonheur dans un des très nombreux guides publiés, et plusieurs tutoriels vidéos existent. Voir, par exemple, la série de 4 vidéos mises en ligne en juin 2014 par Lydia Provin :

La limite principale des tutoriels en ligne concerne le domaine d’application très souvent éloigné des sciences sociales… C’est la raison pour laquelle il me semble que la lecture de traiter des données historiques reste indispensable à celles et ceux qui souhaiteraient se lancer dans l’apprentissage d’Access.

Dans le second volume qu’ils ont consacré au traitement des données en histoire et sciences sociales, les deux auteurs ont néanmoins adopté MySQL…

S’auto-former : Base

Le concurrent libre de la suite office dispose aussi de son propre logiciel de base de données. Vous trouverez sur le wiki du Pireh un tutoriel fondé sur un exemple historique, une base de données des représentants élus à l’Assemblée nationale constituante en avril 1848 :

WikiPireh-Oo_Base

Vous trouverez aussi – c’est l’un des avantages non négligeables du libre – une communauté active d’utilisateurs et de nombreux conseils. Par exemple, sur le site officiel, vous trouverez la traduction française des guides d’utilisation de Calc (le tableur) :

GuidesCalc

 

Pour Base en revanche, il faudra pour le moment vous contenter des versions en anglais qui n’ont pas encore été traduite (témoignage, peut-être, de la moindre utilisation du logiciel). Il existe un manuel complet (traduit de l’allemand vers l’anglais) et une série de guides. L’ensemble se trouve ici :

LO_GuideBaseEn

 

 

 

S’auto-former : FileMaker

Dans les résultats de mon enquête auprès des historiens, si de nombreuses réponses ne mentionnaient que « bases de données » dans une perspective générale, un logiciel a été cité à plusieurs reprises : FileMaker.

Cela a suscité quelques suprises sur Twitter lorsque je m’en suis fait l’écho. Comme le notent CL et CZ :

« Beaucoup d’historiens utilisent FileMaker. Il semble s’agit en bonne partie d’une tradition quelque peu irrationnelle, due à la fois à l’usage d’ordinateurs Macintosh et à la forte personnalité de quelques utilisateurs. Il est vrai que le système de prosopographie mis en place par Jean-Pierre Dedieu à l’intérieur de ce logiciel (voir par exemple ici) est tout à fait intelligent et adapté aux données historiques. Il reste que les fichiers construits sous FileMaker s’avèrent particulièrement difficiles à exporter ailleurs… Il faut donc bien réfléchir avant de faire ce choix » (source)

Je me contenterai ici d’indiquer à celles et ceux qui souhaitent l’utiliser que le site officiel de FileMaker propose de nombreux « webinaires » des tutoriels les plus basiques aux fonctions les plus avancées (voir le site des séminaires Web FileMaker). Par exemple, ce tour d’horizon « découvrir FileMaker en 20 minutes » :

S’auto-former : MySQL

Je le notais plus haut, MySQL est le choix que Jacques Cellier et Martine Cocaud ont fait pour le deuxième volume sur le traitement des données historiques :

couvtdh2Ils expliquent en effet que :

« Compte tenu de l’offre en la matière, il nous paraît pertinent de proposer MySQL comme alternative à [Access]. Parmi les raisons qui plaident en faveur de ce dernier, on peut invoquer la gratuité, son caractère multi-utilisateur, l’existence d’une interface puissnte et conviviale PhpMyAdmin qui rend aisées les tâches d’administration et offre de nombreuses possibilités d’échanges avec d’autres logiciels (comme Excel ou Access…). Mais le plus important est le fait que pratiquement tous les hébergeurs de site Web proposent le couple MySQL/PhpAdmin. Ce qui ouvre l’opportunité de mettre la base en ligne, tout en ayant un contrôle fin sur les accès : depuis la simple consultation, jusqu’à l’administration, en passant par l’insertion de données. La porte est ainsi ouverte sur un véritable travail collectif réunissant plusieurs contributeurs géographiquement épars autour du développement d’une base de données. » (source, p. 17)

Si avec ça vous n’êtes pas convaincus !? J’ajouterai que vous disposez pour vous aider du volume dont est tiré cette citation, qu’il est – comme son prédécesseur, accompagné d’une annexe en ligne très fournie, et d’un « kit » complet pour s’initier et se perfectionner dans l’art subtil de l’interrogation SQL.

Notez aussi que la seconde partie l’ouvrage cité plus haut de Jean-Luc Hainaut, est intégralement consacrée au langage SQL.

[édit. du 15 mai 2015] La plateforme de MOOC OpenClassrooms propose une formation complète à l’administration de bases de données avec MySQL. L’accès au cours est totalement gratuit et la version payante vous permet de télécharger le cours, voire d’obtenir un certificat de réussite en cas de besoin.

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Comme pour le billet précédent, si vous repérez des approximations ou des erreurs, ou si vous souhaitez partager vos expériences, recommander des formations, etc. n’hésitez surtout pas à utiliser les commentaires !

Je souhaite, pour conclure ce billet, insister sur la nécessité de beaucoup réfléchir à vos besoins avant de vous lancer dans l’apprentissage d’un logiciel de bdd, qu’il ait ou non été cité ici. Si l’apprentissage des règles de bonnes pratiques en termes de conception, de structuration des données à travers la saisie des sources est quelque chose de très formateur, quel que soit l’usage que vous ferez du résultat, l’apprentissage de l’utilisation d’un logiciel de ce type, surtout en autoformation, peu d’avérer lourde et… décourageante si finalement ses possibilité dépassent de très loin vos besoins.

Si pour les logiciels de bibliographies je vous incitais à vous lancer quoiqu’il arrive en toute confiance dans l’autoformation, en ce qui concerne les bases de données je ne peux que vous encourager à d’abord demander conseil à des chercheurs qui pratiquent ces outils – et encore mieux, à ceux qui forment des apprentis historiens à leur usage – et qui seront le plus à même de vous aider à définir vos besoins, et à choisir l’outil le plus adapté.

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Crédit image bandeau : « original database » par shinichi / 真一 … just call me Shin! en cc sur Flickr

Se former aux logiciels de bibliographie

L’analyse des résultats de l’enquête relative aux usages et besoins de formation « au numérique » des historiennes et historiens – voir le billet – a fait ressortir plusieurs séries d’outils considérés par les répondants comme des priorités. Comme je l’avais noté 3 sortent particulièrement du lot :

  1. les logiciels de bibliographie
  2. les logiciels de bases de données
  3. les logiciels de cartographie et SIG

L’objectif de ce billet et de ceux qui suivront est de donner quelques pistes à celles et ceux qui souhaiteraient partir à la découverte de ces outils. En effet, il existe aujourd’hui de très nombreuses ressources qui permettent d’envisager une autoformation à certains outils – même si en pratique, les enseignements présentiels et le conseil personnalisé restent les plus efficaces.

Je commencerai donc ici par les logiciels de bibliographie tandis que les deux prochains billets seront consacrés aux bases de données puis à la cartographie. Si je trouve le temps, ces billets seront suivis de conseils similaires pour des outils qui, s’ils ne sont pas arrivés en tête des réponses à ma petite enquête, ont néanmoins été beaucoup cités (recherche et veille documentaires, analyse statistique, voire visualisation de réseaux).

Quelques généralités sur la bibliographie

Instrument de travail dès la fabrique du projet de recherche, outil de réflexion continue, élément essentiel de l’appareil critique lors de la communication des résultats d’une recherche… etc. Le travail bibliographique est avant tout au cœur d’une démarche intellectuelle. À ce propos, je vous renvoie à quelques billets publiés du côté de Devenir historien-ne :

  • « Une bibliographie : pourquoi ? Comment ? », par Amaury Catel et Sophie Cinquin (billet 1| billet 2)
  • « Lire pour chercher, quelques réflexions », par Caroline Muller (billet)
  • « Comment et pourquoi écrire un compte rendu de lecture », par Clara Chevalier et moi (billet)
  • « Pourquoi s’intéresser à l’historiographie ? », par votre serviteur (billet)

Mais c’est aussi une question plus « technique ». Comment citer une référence bibliographique, que ce soit en note de bas de page ou dans la liste de fin d’article ou de mémoire que l’on nomme « la bibliographie » ?

Il existe des normes internationales, suivies par les bibliothèques en particulier, telle ISO 690:2010 (voir aussi ici) ou encore ISBD (International Standard Bibliographic Description). En pratique, les règles varient d’une discipline à une autre. Surtout, elles peuvent être diverses et parfois contradictoires au sein d’une même discipline… Chaque enseignant, éditeur, revue vous expliquera que, bien entendu, la norme est simple et que tout le monde sait bien que l’on doit mettre la collection à tel endroit, que les guillemets sont indispensables/inutiles pour citer un article, qu’il faut/ne faut pas utiliser art. cit. pour les articles et non op. cit. etc. Chacun vous fera part de sa méthode.

Ici encore, je vous renvoie à quelques lectures du côté de Devenir historien-ne :

  •  À quoi sert une note en bas de page ?  (billet)
  • Comment citer un ouvrage, un article ou un chapitre d’ouvrage collectif ? (billet)
  • Comment citer un document d’archives, une thèse ou un mémoire ? (billet)

Qu’est-ce qu’un logiciel de gestion bibliographique ?

Commençons simplement par reprendre un extrait de l’entrée Wikipédia :

« Un logiciel de gestion bibliographique est un logiciel destiné à établir, trier et utiliser des listes de références bibliographiques d’articles, d’ouvrages ou même de sites web concernant des publications scientifiques.

 (…) Ces logiciels se composent normalement d’un système de base de données que l’on peut alimenter de différentes façons, par exemple par l’interrogation des serveurs de revues scientifiques, et avec laquelle on peut effectuer des sélections par auteurs, dates, mots-clés et créer ainsi une liste de références qui sera incluse à la fin de l’article que prépare l’utilisateur.

(…) Ces logiciels mettent en œuvre les formats de présentation de références exigés par les éditeurs comme le style ISBD ou le style APA (qui couvre aussi le format de l’article lui-même) mais permettent également d’intégrer ces listes aux outils classiques de traitement de texte. Cela évite la transcription des références utiles, souvent source d’erreurs. »

Un logiciel de bibliographie va donc vous permettre non seulement de gérer vos références (classement, prises de notes, recherches ultérieures, etc.) mais aussi de les citer dans vos traitements de textes ou systèmes de composition de documents.  Dès lors, la question de la variation des normes de citations que je mentionnais plus haut devient secondaire : le logiciel est capable de modifier le style de citation d’un document sans que vous ayez à réécrire vos références bibliographiques. Surtout, au delà de la bibliographie à proprement parler, ces logiciels peuvent devenir, pour certains, de véritables instrument de gestion de l’ensemble de votre documentation !

La nouveauté de cet outil est, sommes toutes, plus que relative. Son usage en France chez les historiens est en revanche plus récent. Voici le constat que dressait il y a déjà 8 ans (!) André Gunthert sur son blog :

« Lorsque je consulte ma version d’EndNote, je constate que le premier copyright du logiciel date de 1988. Si je compte bien, cela fera vingt printemps l’an prochain. Au même moment sortaient les premières versions de Powerpoint ou d’Excel pour Windows. Que s’est-il passé? Certes, EndNote est probablement l’un des plus anciens logiciels de gestion de références bibliographiques – ou logiciel de bibliographie. Mais tout de même. Ce n’est qu’en 2006 que l’EHESS, en partenariat avec l’INIST, a souscrit une licence à son concurrent en ligne Refworks. En 2007, si je regarde autour de moi, aucun de mes étudiants, aucun de mes collègues proches n’utilisent couramment cet outil. Du reste, je n’y recours moi-même que depuis septembre dernier, et encore: seulement en archivage. Je n’ai encore écrit aucun article en me servant des fonctions de génération automatique de liste de références d’EndNote.

Ce retard s’explique malheureusement, dans mon domaine de recherche, d’une façon très simple. Si Refworks ou Zotero viennent à peine d’être francisés, EndNote 10 continue à ne parler que la langue de Shakespeare. Plus grave, à l’exception de Refworks, qui sait communiquer avec les catalogues de la BNF, pas plus les bibliothèques que les portails de revues électroniques francophones ou Hal-SHS ne sont compatibles avec ces instruments. » – Do you speak logiciel de bibliographie ?

Nous sommes en 2015, la situation a beaucoup changé, les catalogue des bibliothèques sont désormais tous – ou peu s’en faut – compatibles avec la plupart des logiciels du marché. L’usage de la plupart d’entre-eux a été simplifié et leur utilisation est de plus en plus courante. Reste que, si vous vous souvenez des résultats de ma petite enquêtes, sur 353 historiennes et historiens du master au professorat d’université, plus de la moité déclarent ne pas utiliser de logiciel de bibliographie !

Quel logiciel choisir ?

Si vous ne l’étiez pas déjà, vous voici convaincus, j’en suis sur, il vous faut un logiciel de bibliographie ! Mais alors lequel choisir ?

Si vous êtes habitués des colonnes de la boîte à outils, vous savez qu’ici nous avons déjà la réponse : Zotero ! Il est libre, il est gratuit, il est né au sein d’un centre de recherche en histoire, etc. Néanmoins, l’objet de ce billet étant de vous aider à vous y retrouver, et comme je n’ai pas d’actions dans le Roy Rosenzweig CHNM, voici une ressource qui devrait vous aider à choisir Zotero faire le bon choix en fonction de vos besoins…

Je vous recommande la présentation de Frédérique Cohen-Adad, support d’une formation URFIST aux logiciels de bibliographie mis en ligne en mars 2013 :

Le site form@doct de l’université de Bretagne, dont je vous avais déjà parlé il y a quelques années,  est une véritable mine d’or. Vous y trouverez notamment, un panorama des outils existants – avec les liens vers les sites correspondants – classés selon divers critères (libres/propriétaires ; gratuits/commerciaux ; en local (i.e. installés sur vos ordinateurs)/en ligne ; etc.) :

Formadoct_PanoramaVous pouvez aussi utiliser ECLORE le comparateur de l’INIST/CNRS qui vous permet de savoir quels logiciels correspondent le plus à vos critères. [édit.] Attention, comme le signale Frédérique Cohen-Adad en commentaire, Eclore n’est plus mis à jour depuis 2009. Cela reste néanmoins un outil intéressant pour définir des critères de choix des logiciels de bibliographie [/édit]  Par exemple, si je sélectionne : tous les systèmes d’exploitation + gratuit + libre, le comparateur me propose 10 logiciels que je peux ensuite comparer sur de nombreux critères détaillés :

InterrogerBAseEclore

Où se former « en présentiel » aux logiciels de bibliographie

C’est probablement l’un des enseignements les plus surprenants de l’enquête menée auprès des historiens : un tout petit peu moins de la moitié des répondants utilise un tel logiciel, une grande partie d’entre eux souhaiterait s’y former et… de nombreuses formations existent désormais !

En effet la situation à beaucoup changé depuis l’époque, pas si lointaine, où Franziska et moi étions contactés par des écoles doctorales car elles ne trouvaient pas en interne de formateurs à Zotero. Ainsi, presque toutes les bibliothèques universitaires proposent désormais des formations à des outils de gestion des références bibliographiques.

Je ne saurais bien sûr toutes les lister ici, mais jetez par exemple un oeil au programme des formations dispensées par à l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (voir ici – et vous pouvez suivre @RenaudDel sur Twitter). Je ne saurais donc trop vous recommander de contacter les bibliothécaires de votre université pour savoir si des formations sont organisées régulièrement pour vous…

En outre, le réseau des URFIST est aussi une ressources très importante. Je vous en avais aussi parlé en 2010, ces unités régionales de formation à l’information scientifique et technique organise des formations pour les doctorants ou pour les enseignants chercheurs.

Je vous invite à consulter le catalogue des stages proposés. Voici quelques exemples de formations à venir (liste non-exhaustive!) :

[édit.] Vous pouvez aussi consulter le catalogue de toutes les formations de l’Urfist de votre région : Bordeaux ; Lyon ; Nice ; Paris ; Rennes ; Strasbourg ; Toulouse. [/édit]

Bien sûr, il existe aussi de nombreux ateliers plus ou moins informels, organisés par des enseignants ou des doctorants, dans vos écoles doctorales… Renseignez-vous auprès des enseignants et des secrétariats, et s’il n’en existe pas chez vous, cela donnera peut-être des idées aux personnes concernées.

Se former en ligne : Zotero

Bien entendu, il existe aussi de nombreux outils pour se former en ligne. Voici quelques pistes pour les principaux outils libres et/ou gratuits.

Commençons bien sûr avec Zotero. Vous trouverez tout ce qu’il vous faut…. sur la boîte à outils pardi!

Intro-Zotero

Comme vous le savez, notre blog est riche en ressources concernant Zotero. Non seulement des tutoriels (le principal ici), mais aussi une formation en vidéo que vous pouvez regarder tout en lisant le tutoriel (voir les vidéos) et toute une série de conseils divers et variés, tels que ces deux billets de Franziska concernant l’usage de Zotero avec Google Docs, Scrivener, etc. ou sur la gestion de la documentation au delà des seules références bibliographiques.

Bien entendu nous ne sommes pas les seuls sur le marché !

Si vous comprenez l’anglais, vous pouvez bien sûr aller consulter le site de Zotero, où vous trouverez tout ce dont vous avez besoin, documentation du logiciel ; l’incontournable forum et des vidéos de démonstration :

ZoteroScreencastTutorials

En français, je vous recommande notamment le carnet Zotero Francophone principalement animé par Frédéric Clavert, dont vous pouvez aussi lire l’article « Au-delà de la gestion des références bibliographiques: Zotero » dans Diacronie. Studi di storia contemporanea n°10.

Vous trouverez aussi de nombreux tutoriels sur les sites des bibliothèques universitaires. Voir ceux de l’université de Rennes 2, de la BIU-Santé ou de l’UMPC par exemple.

L’Urfist de Nice a mis en ligne une série de tutoriels vidéos dont voici le premier « Installation et introduction » :

Se former en ligne : Mendeley

Si étrangement vraiment vous ne voulez pas utiliser Zotero et que vous lui préférez bizarrement un concurrent tel que Mendeley (voir la fiche wikipédia – voir le site), voici quelques ressources utiles.

En premier lieu, comme pour Zotero, vous trouverez des ressources  sur le site du développeur – propriété de l’éditeur Elsevier (voir aussi ici) Si vous comprenez l’anglais, vous y trouverez forcément votre bonheur :

MendeleyHelpGuidesVous y trouverez aussi toute une série de tutoriels vidéos dont voici, par exemple, l’introduction « getting started with Mendeley » :

En français, il existe aussi de nombreuses ressources très bien faites.  Ici encore on retrouve les tutoriels des formations URFIST, tel celui que propose Alain Marois, de l’EC Lyon : « Mendeley : connaître et utiliser un logiciel de partage de références bibliographiques » (PDF).

Parmi les nombreux (et très bien faits) LibGuides de l’université Paris 7, vous trouverez aussi un tutoriel pour Mendeley :

D’ailleurs il en existe aussi un pour Zotero

Enfin, parmi les tutoriels videos en français, je vous recommande ceux de François Magnan, du tour d’horizon général aux usages détaillés, telle la gestion des PDF par exemple ici :

Vous pourrez au passage en profiter pour lire son billet « Zotero, alternative libre à Mendeley, propriété d’Elsevier« .

Se former en ligne : et avec LaTeX ?

Certains d’entre vous utilisent peut être LaTeX pour écrire leurs mémoires, thèses et autres articles. Généralement, si vous savez utiliser LaTeX (ce qui n’est pas mon cas), vous avez rarement besoin de conseils pour vous autoformer… Néanmoins pour celles et ceux qui découvriraient ce système de composition de documents, voici quelques pistes pour la gestion de la bibliographie.

Point de passage incontournable pour tout utilisateur francophone, le manuel de Maïeul Rouquette(Xe)LaTeX appliqué aux sciences humaines. Côté gestion bibliographique, il note que :

« Il existe deux principaux logiciels de gestion de fichier .bib : JabRef [multiplateformes] et Bib-Desk [Mac]. Tous les deux proposent de nombreuses fonctionnalités : recherches des doublons, tri selon plusieurs critères, import / export dans d’autres formats que .bib » (p. 230)

JabRefJe me contenterai ici de vous indiquer quelques ressource pour JabRef car il fonctionne sous tout système d’exploitation. Sur son site, vous trouverez toute la documentation nécessaire à son installation et à son utilisation. Non seulement en anglais mais aussi en français (et allemand, indonésien et japonais).

Sur le site (incontournable!) de Framasoft, outre une présentation en français des possibilités de JabRef, il n’y a plus qu’un lien sur les 3 tutoriels indiqués qui fonctionne, celui du mini-tutoriel de Stéphane Lefèvre : « Une présentation de JabRef« . Vous pourrez au passage parcourir son site et lire cette page sur BibTeX. [édit.] Attention, Maïeul Rouquette insiste sur le caractère très obsolète de BibTeX et déconseille vivement de l’utiliser. Il conseille plutôt biblatex+biber (voir infra) [/édit]

Voir aussi cette présentation par Marc Bailly-Bechet (cliquez sur l’image pour accéder au PDF) :

TutoJabRef

Plus généralement, concernant la bibliographie sous LaTeX, voir aussi les tutoriels, en français, d’Alain Olivetti : « Comment commencer avec LaTeX« , les vidéo 20 et 21 sont consacrées à la bibliographie. [édit.] Suppression de la vidéo de présentation de BibTeX, voire commentaire de M.R. infra  [/édit]

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Voici donc quelques pistes qui, bien entendu, sont loin d’épuiser les possibilités, que ce soit en termes d’outils ou en terme de ressources d’autoformation à chaque outil. J’espère toutefois que cela vous permettra de vous familiariser avec les logiciels de gestion bibliographiques… En attendant le prochain billet sur les bases de données ou la cartographie.

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Logiciels recommandés dans les commentaires

Biber

BiberMaïeul Rouquette nous signale l’obsolescence du vieux BibTeX et nous recommande plutôt l’utilisation de son successeur : biber.

Son utilisation suppose l’utilisation du package BibLaTeX. Voir les billets qu’il a publié sur son blog à ce propos. Vous pouvez aussi jeter un oeil aux totoriels de ShareLatex (éditeur LaTeX collaboratif en ligne, gratuit pour une utilisation individuelle), notamment celui sur la bibliographie avec biblatex.

Docear

Frédérique Cohen-Adad nous recommande Docear ainsi que le tutoriel réalisé par Alexandre Serres (urfist Rennes). Je découvre cet outil grâce à son commentaire et il a effectivement l’air très intéressant, bien au-delà de la seule gestion de la bibliographie. En effet, Docear est un outils qui permet de croiser bibliographie, annotation des documents et mindmapping (cartes heuristiques, ou cartes mentales). Vous pouvez consulter, en français, la présentation de Docear sur le site de l’Urfist ou sur celui de Thot Cursus.

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Vous vous êtes formé.e seul.e à un logiciel de bibliographie avec des ressources qui ne sont pas citées ici ? Vous utilisez un logiciel qui vous semble bien supérieur à ceux qui sont mentionnés ici et souhaitez nous indiquer des ressources pour l’autoformation ? N’hésitez pas à le faire en commentaire !

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Crédit image de une (bandeau) : Dan4th Nicholas « citation needed » en cc sur Flickr