Archives de catégorie : Traitements de texte

Scrivener, un outil d’écriture créative

par Caroline Muller *

 highres-scrivener-logo

J’ai découvert il y a quelques mois le logiciel d’écriture Scrivener. C’est un outil d’aide à l’écriture qui a d’abord été conçu pour l’écriture « littéraire » : scénarios, ouvrages de fiction, essais, etc.

Pourtant, il serait plus juste de le qualifier de logiciel d’écriture « créative » puisqu’il est mobilisable dans bien d’autres contextes… dont l’ écriture universitaire. Continuer la lecture de Scrivener, un outil d’écriture créative

Zotero + Google Docs – une combinaison possible !

Google a annoncé hier l’ajout d’extensions à leur service de traitement de texte et tableur en ligne (« Docs » et « Sheets » respectivement dans Google Drive). Cela permet à des services tiers de mieux s’intégrer avec les outils en ligne de google, que ce soit pour l’impression d’auto-collants d’addresses (avec Avery) ou pour la gestion de la chaine éditoriale pour des documents plus ou moins complexes (avec Letter Feed Workflows).

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Écrire tout simplement – Introduction à Markdown

Introduction

KeyboardEn tant que (apprenti-) chercheurs en SHS nous passons finalement une bonne partie de notre temps à taper à l’ordinateur :

  • notes de lecture, de séminaire, de cours
  • brouillons, réflexions diverses
  • mails, billets de blog
  • travaux de validation, comptes rendus, mémoires et thèses.

Quand je regarde autour de moi, que ce soit en séminaire ou en bibliothèque, je constate l’omniprésence du traitement de texte – Microsoft Word ou ses équivalents libres. Rares sont ceux qui prennent des notes dans des logiciels dédiés comme Evernote/Onenote etc., un peu plus fréquent déjà ceux qui consignent au moins leurs notes de lecture dans un logiciel de gestion bibliographique comme Zotero.
Une pratique dont les adeptes sont relativement rares en SHS, alors qu’elle est répandue dans les domaines plus techniques et souvent commentés sur des sites de productivité, c’est le texte brut, sans formatage qui suffit en fait pour beaucoup de besoins où le traitement de texte est de trop. Le texte brut a de très sérieux avantages sur le fichier de traitement de texte, en commençant par le risque bien moindre de corruption du fichier, en passant par la légèreté des fichiers obtenus, la pérennité du format et les possibilités d’accès et de modifications sur toutes plateformes, y compris téléphones portables. Mais quand on voudrait faire un minimum de mise en forme, passer quelques mots en italiques et indiquer des titres et sous-titres on atteint vite la limite du texte brut.
Il existe une solution intermédiaire qui permet un minimum de mise en forme, tout en gardant la simplicité et la facilité d’accès d’un fichier en texte brut. La syntaxe Markdown vaut à mon avis la peine d’être découvert et intégré dans vos procédés de travail.

Principes du markdown

Code html de ce billet

Les origines du markdown sont vite expliquées – l’idée était de créer un mode d’écriture pour le web qui évite d’avoir à insérer dès la première rédaction de véritables balises html.

L’objectif était donc un balisage minimal qui ne gène pas à la lecture du texte brut, mais qui peut facilement être converti en html pour le web, ainsi que dans des formats de traitement de texte pour d’autres usages. Voici ce que cela donne pour le début de ce billet :

L’export en html a permis le rendu que vous voyez en tant que billet de blog – et il est également possible de faire des conversions vers des formats .odt, .doc ou .pdf :

Vous comprenez donc aisément que le fichier de départ en texte brut avec son balisage très léger sert de point de départ souple à différents usages.
Après avoir découvert le markdown pour la rédaction de billets de blog dans le train hors connexion internet, je l’utilise de plus en plus pour toute une gamme de textes, surtout les notes diverses, débuts de textes communs avec collègues, notes pour mes enseignements etc.

Principaux éléments de syntaxe de formatage

En pratique, comment s’y prendre ? Il faut d’abord découvrir et retenir les éléments essentiels de balisage :

  • pour les titres et sous-titres, il suffit de commencer la ligne avec un nombre décroissant de croisillons :

# Titre
## Sous-titre
### Intitulé de paragraphe

    • pour les listes on peut choisir entre les puces qui s’obtiennent avec un + ou un – en début de ligne et les énumérations qui sont indiqués par un numéro en début de ligne

    + premier élément de la liste
    + deuxième élément

    1. premier élément numéroté
    2. deuxième élément numéroté

    • à l’intérieur du texte un mot entouré d’asterisques simples ou de undescores apparaîtra en italiques alors qu’un mot entouré de deux astérisques ou de deux underscores apparaître en gras.

    *en italiques* _en italiques_

    **en gras** __en gras__

    pour une citation, la convention est empruntée au mail :

    > Ceci est une citation

    Des conventions existent pour les liens autant internes qu’externes, pour l’intégration d’images etc., mais avec les quelques éléments ci-dessus on peut déjà couvrir la vaste majorité des besoins.

    Quelques conseils – logiciels et documentation

    La simplicité de la syntaxe markdown fait qu’elle peut s’écrire dans n’importe quel éditeur. Il existe cependant des outils spécialisés qui intègrent une interface de réaction en balisage markdown et des possibilités d’export en différents formats :

    • sous Ubuntu j’utilise la plupart du temps ReText qui est doté d’une fonction de prévisualisation continue qui peut avoir son utilité
    • sous mac, j’utilise souvent Byword, logiciel payant mais très esthétique, permettant une rédaction très agréable. Une solution gratuite existe avec Mou.
    • sous Windows, j’aime bien WriteMonkey

    Pour ceux qui voudraient d’abord s’essayer au balisage de markdown, il existe un grand nombre de sites web proposant des interfaces de rédaction et de visionnage du résultat en html comme le Dingus (voir ci-dessous) ou Pencil :

    Pour finir, les liens vers quelques éléments de documentation pour aller plus loin :

    Écrire sa thèse (ou son mémoire) avec LaTeX ?

    La période de rédaction d’un mémoire ou d’une thèse est souvent le moment que choisissent bon nombre d’apprentis chercheuses et chercheurs pour apprendre à utiliser correctement l’outil qu’ils ont décidé d’utiliser pour la mise en forme du texte…

    Je ne saurais trop (tant par expérience d’apprenti chercheur que par celle de mes enseignements de méthodologie de la recherche et outils informatiques pour les historien-nes…) vous conseiller d’apprendre à utiliser correctement votre traitement de texte dès le début de vos recherche, afin d’éviter d’avoir à passer des heures voire, pour les moins chanceux, des jours à reprendre la mise en forme de votre document alors que vous pensiez enfin en avoir fini !

    Celles et ceux qui souhaitent utiliser un traitement de texte « classique » disposent ici de tous les conseils nécessaires à la rédaction d’un mémoire ou d’une thèse avec Libre Office Writer ou avec Microsoft Word (voir les tutoriels ici)
    Il existe toutefois une alternative : LaTeX

     

    Source : extrait de « Mortal kombat », Vie de Thésarde, 02 septembre 2012 : http://lapinobservateur.over-blog.com/article-mortal-kombat-109599582.html

    Qu’est-ce que LaTeX ?

    Voici ce qu’en dit la fiche Wikipédia (que vous pouvez consulter ici dans son intégralité) :
    LaTeX, prononcé /la.tɛx/ ou /la.tɛk/, est un langage et un système de composition de documents créé par Leslie Lamport en 1983. Plus exactement, il s’agit d’une collection de macro-commandes destinées à faciliter l’utilisation du « processeur de texte » TeX de Donald Knuth. Depuis 1993, il est maintenu par le LATEX3 Project team. La première version utilisée largement, appelée LaTeX2.09, est sortie en 1984. Une révision majeure, appelée LaTeX2ε est sortie en 1991.
    Le nom est l’abréviation de Lamport TeX. On écrit souvent LATEX, le logiciel permettant les mises en forme correspondant au logo.
    Du fait de sa relative simplicité, il est devenu la méthode privilégiée d’écriture de documents scientifiques employant TeX. Il est particulièrement utilisé dans les domaines techniques et scientifiques pour la production de documents de taille moyenne ou importante (thèse ou livre, par exemple). Néanmoins, il peut être aussi employé pour générer des documents de types variés (par exemple, des lettres, ou des transparents).
    Au départ, il s’agit donc d’un puissant outil de composition de documents, particulièrement utilisé par les scientifiques rebutés par les limites des simples logiciels de traitements de texte pour l’écriture des équations…

    Et en sciences humaines et sociales ?

    N’étant pas franchement spécialiste de la chose… et en attendant que Franziska et Joël (que vous pouvez aussi retrouver par ici) achèvent leurs thèses pour vous proposer un billet sur leur expérience de l’outil (et de son utilisation avec Zotero), je me contenterai ici de vous indiquer un manuel/tutoriel récemment publié sous licence CC 3.0 Paternité – Partage à l’Identique par Maïeul Rouquette sur son site « Geekographie Maïeulesque » :
    (Xe)LaTeX appliqué aux sciences humaines

    L’ouvrage est disponible en version papier à 13€, en téléchargement gratuit en PDF, et au format source Github (voir ici pour les liens et modalités de commande). Voici le sommaire du document PDF :
    J’en profite enfin pour vous indiquer la page « LaTeX » de l’école normale supérieure, « conçue pour vous apprendre à vous servir de LaTeX, un système très puissant pour composer du texte (mettre en forme et mettre en page), utile dans de nombreux domaines (littérature, langues anciennes ou ésotériques, textes scientifiques, etc.) » : http://www.tuteurs.ens.fr/logiciels/latex/