Archives de catégorie : Zotero

Découvrez Zotero 3.0 en deux heures [vidéo]

Le 19 juin dernier, Franziska et moi donnions notre dernière formation à Zotero à l’EHESS. Celle-ci a d’abord été l’occasion de publier une version revue et mise à jour de notre tutoriel d’introduction à cet outil désormais incontournable…

Petite nouveauté de cette année, nous vous proposons un petit bonus à travers l’enregistrement vidéo de cette séance.

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Introduction à Zotero 3.0 : nouveau tutoriel !

Il y a un an presque jour pour jour nous mettions en ligne le tutoriel d’introduction à Zotero 2.1. Entre temps, Zotero est passé à la version 3.0 et a donc beaucoup évolué, en particulier avec la version Standalone, qui permet désormais d’utiliser cet outils indépendamment du navigateur Mozilla Firefox.
Nous avons saisi l’occasion d’une présentation de Zotero (qui a lieu en ce moment même à l’EHESS) pour mettre à jour ce tutoriel et l’agrémenter d’éléments qui manquaient dans la version précédente.

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Faire de l’histoire avec Zotero 3.0

Petit rappel pour les éventuels nouveaux venus sur ce blog: Zotero est un outil de gestion de références bibliographiques et de documents de recherche. Ce logiciel libre et gratuit est développé par le Center for History and New Media fondé en 1994 par l’historien Roy Rosenzweig et actuellement dirigé par Dan Cohen.
Il permet de collecter (automatiquement ou manuellement) des références, de les gérer, de les citer et même de les partager. Véritable instrument de gestion documentaire, Zotero est le compagnon idéal de tout chercheur en Sciences humaines et sociales.

Franziska et moi organisons une séance de présentation de cet outil désormais incontournable le mardi 19 juin 2012 à l’EHESS, entre 18h et 21h (salle M. et D. Lombard du 96 boulevard Raspail) Amphithéâtre François Furet au 105 boulevard Raspail. Après une présentation détaillée des fonctionnalités de Zotero, nous répondrons aux questions des participants.
Destinée en priorité aux doctorants du Centre de recherches historiques (UMR 8558 – EHESS/CNRS), cette séance est ouverte à toutes et tous, dans la limite des places disponibles en salle M. et D. Lombard. Ces places disponibles sont au nombre de 60, et 57 participants nous ont déjà fait part de leur souhait d’assister à la présentation… (soit environ 250).
[Edit. du 08-06-2012 : Compte tenu du succès rencontré en interne par l’annonce de cette présentation, nous avons dû changer de salle pour nous assurer d’accueillir tout le monde.]

Accès :

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Et pour signaler votre participation sur Facebook, c’est par ici : http://www.facebook.com/events/313673348720332/

Zotero – version Firefox ou Stand-alone ?

En préparation d’une nouvelle séance de formation à l’usage de Zotero, cette fois-ci destinée en priorité aux doctorants du Centre de Recherches Historiques à l’EHESS, mais ouverte dans la limite des places disponibles (toutes les informations sont ici), je reviens sur une question qui se pose depuis la sortie de la version « Stand-alone » de Zotero. Car depuis le début de l’année Zotero existe non seulement sous la forme habituelle d’un plug-in pour le navigateur Firefox de Mozilla, mais aussi en version indépendante à laquelle s’associent des « connecteurs » pour les navigateurs Safari et Chrome (une version pour Internet Explorer est en cours d’élaboration). Quelle version est à conseiller pour quel usage et quels en sont les limitations ? Nous faisons ici le résumé de différents éléments de discussion

Les avantages de la version « historique », plug-in dans le navigateur de Firefox

Pour l’instant la capture de données à partir de certains catalogues reste plus puissante avec le mode de fonctionnement « historique » qu’avec les nouveaux connecteurs. Cela est particulièrement vrai :

  • lorsque vous utilisez un proxy pour accéder à des abonnements propres à votre institution, surtout pour l’accès aux versions .pdf des articles dans certaines bases (fonction très bien gérée dans le navigateur avec redirection automatique, complètement absente pour l’instant des connecteurs)
  • Lorsque vos ressources dépendent de certains modes d’import (RIS, notamment)

Il existe par ailleurs un petit nombre de fonctions peu utilisées qui sont pour l’instant disponible uniquement dans la version de Firefox : impressions des rapports générés à partir de références et création de notes à partir d’un bout de texte sélectionné sur une page web par un clic droit.

Les avantages de la nouvelle version « stand-alone »

Le premier avantage, de taille, est le fait que la version stand-alone est moins gourmande en mémoire que la version intégrée dans Firefox. C’est particulièrement sensible quand vous travaillez sur un ordinateur peu puissant, comme c’est mon cas avec un netbook.
Deuxième avantage : utiliser la version stand-alone vous permet de choisir un autre navigateur (pour l’instant cela marche pour Chrome/Chromium et Safari uniquement) plutôt que Firefox.

Une aide à la décision pour ceux qui débutent avec Zotero 

zotchoice

Choisir de conserver les deux et de varier selon les usages

Mon choix personnel s’est finalement porté sur une version hybride – il est possible de passer de l’usage d’une variante à l’autre de façon souple et sur la même base de références. Compte tenu de la faible puissance de mon netbook et du fait qu’actuellement, en phase de rédaction de thèse, je n’ajoute pas beaucoup de nouvelles références, je travaille essentiellement avec la version stand-alone (et le connecteur pour le navigateur Chromium). Cela ne m’empêche pas de conserver la version plug-in, dont je me sers à des occasions où je dois faire des ajouts massifs de références, comme par exemple lors du montage d’une bibliographie collaborative sur la Première Guerre mondiale pour une société savante, décrite ici et disponible ici.

Le Zotero nouveau est là !

La toute dernière version de Zotero, la 3.0, vient de sortir et c’est pour nous l’occasion de présenter très brièvement les principaux changements :

1. Stand-alone

 Zotero est maintenant également disponible comme application autonome sous Windows, Mac et Linux, indépendante du navigateur Firefox. Cela permet de l’utiliser avec d’autres navigateurs, pour l’instant Chrome/Chromium et Safari à l’aide de « connecteurs » qu’il faut installer à part. Après six mois de test, je peux pour ma part dire que je préfère travailler sur la version stand-alone avec Chromium sur mon netbook peu puissant sauf dans des situations où je dois saisir beaucoup de références, par exemple à partir d’une bibliographie imprimée, et qu’il est donc pratique d’avoir Zotero ouvert dans la moitié basse de la fenêtre de Firefox pour vérifier tout de suite si les informations sont complètes. Sachez que de toute façon, il est possible de travailler sur la même base de références avec les deux versions, de façon interchangeable et en fonction des contextes de travail.

2. Évolution du champ recherche

Vous pouvez maintenant choisir parmi trois modes de recherche dans le champ de recherche « standard » en haut à droite de Zotero.
Ceux qui comme moi commencent à avoir beaucoup de références dans leur bibliothèque personnelle dans Zotero l’avaient remarqué : la recherche « simple » à partir du champ de recherche de l’interface pouvait être très lente. Avec la version 3.0, vous avez la possibilité de choisir entre trois modes de recherche :

  • Titre, auteur, année – ne cherche que dans les champs indiqué, ce qui est très pratique quand vous avez une idée assez précise du document que vous voulez retrouver
  • Tous les champs et les marqueurs – prend en compte tous les champs de renseignement bibliographique dans la colonne de droite ainsi que les marqueurs (mais par exemple pas les notes attachées aux éléments bibliographiques)
  • Partout – l’ancienne recherche de base, cherche dans tous les renseignements bibliographiques, les notes et les pdfs si vous avez activé l’indexation des pdfs dans les options

3. Fusionner les doublons

On l’attendait impatiemment depuis longtemps : la fonction de dédoublonnage est enfin arrivée. Vous devriez voir apparaître une collection de doublons présumés dans votre bibliothèque personnelle (si vous ne la voyez pas, vous pouvez la faire apparaître avec un clic droit sur « Ma bibliothèque », en cochant l’option doublons).
Cette collection vous présente par paires (voir plus) les items bibliographiques dont le logiciel pense que ce sont des doublons. Ce n’est pas encore parfait (j’ai eu plusieurs faux-positifs), mais c’est déjà d’une aide précieuse.
Pour opérer le dédoublonnage, vous cliquez sur un des items, ce qui fait apparaître dans la colonne de droite l’interface ci-dessous. Vous pouvez basculer entre les deux items en cliquant sur les dates de création et voir apparaître en dessous les caractéristiques de chaque élément. L’icône de fusionnage à droite d’une information indique une divergence et vous permet de choisir l’un ou l’autre.
Une fois le choix des informations à retenir pour la version fusionnée opéré, il suffit de cliquer en haut sur « fusionner ces deux items ». Cette fusion permet de reprendre de vieux documents de traitement de texte où vous auriez cité l’un ou l’autre des éléments sans perdre le lien avec la bibliothèque actuelle de Zotero.



4. De grands progrès concernant la citation dans un traitement de texte

Plusieurs choses ont changé quand on utilise Zotero pour écrire en citant dans un traitement de texte (que ce soit Microsoft Office ou Open Office/Libre Office). La première est la possibilité de stocker les références directement dans le document, ce qui permet de travailler facilement à plusieurs sur un même document. Avant il fallait pour cela passer par une bibliographie partagée de groupe et faire très attention à ne pas citer des documents hors collection partagée – cela est maintenant bien plus simple.
L’interface pour citer dans un traitement de texte a ensuite été complètement revu. Comme vous le voyez ci-dessous, vous tombez directement sur un champ de recherche où vous pouvez commencer à taper un nom pour faire afficher tous les éléments de vos bibliothèques correspondants. Cela est vraiment très ergonomique, permettant de citer sans avoir à lever les mains du clavier. Sachez, pour les inconditionnels de l’ancienne interface (pratique, par exemple, quand vous connaissez la collection où vous avez rangé le document à citer, mais ni le nom de l’auteur, ni le titre), que vous pouvez cliquer sur le « Z » rouge à gauche du champ de saisie pour la retrouver.
Un clic sur la référence sélectionnée à l’aide du choix déroulant vous permet d’accéder aux champs habituels pour indiquer éventuellement du texte pour venir avant ou après la citation en elle-même.
Il est toute fois possible de taper directement à la suite de la référence « p.12 » comme ci-contre. Cette indication sera automatiquement reconnue comme numéro de page et ajouté dans le format choisi à la citation une fois que l’on aura cliqué sur « entrée » pour confirmer que la citation est bien indiquée.
Voici très brièvement les principales innovations – n’hésitez pas à nous faire part de vos expériences avec la nouvelle version dans les commentaires.

Petites astuces Zotero : mise en forme dans les titres

Je reprends la série des petites astuces autour de Zotero avec une notice concernant la mise en forme des titres. En effet, il peut arriver qu’on ait besoin d’un élément de mise en forme dans le titre d’un ouvrage. Cela concerne principalement :

  • les exposants, le plus souvent pour les indications de siècle
  • les italiques, si un titre contient une référence à un autre ouvrage
Dans l’interface de saisie il n’y a pour l’instant pas de possibilité pour ajouter de tels éléments de mise en forme (c’est prévu, mais sans estimation d’échéance), mais en attendant une solution a été trouvée qui permet d’obtenir des bibliographies et des citations conformes aux attentes.
Comme c’est expliqué dans la documentation sur le site de Zotero, vous pouvez taper des petits bouts de code directement dans le champ de titre. Ces balises seront interprétés au moment de la citation ou de la création d’une bibliographie. Voici l’ensemble des possibilités :

<i> et </i> pour les italiques
<b> et </b> pour le gras
<sup> et </sup> pour les exposants
<sc> et </sc> pour les petites capitales

Un exemple :

Prenons un titre dans lequel il serait souhaitable de pouvoir indiquer un exposant au siècle :
En rentrant tout simplement les balises <sup> et </sup> autour de la lettre, on donne au logiciel les indications nécessaires :
Au moment de créer une bibliographie, on peut s’apercevoir que l’exposant a bien été ajouté :

Zot’Apéro et lancement d’une plateforme pour la création de styles de citation

Notre formation aux outils informatiques 2011 s’est terminée hier soir (un compte rendu suivra). Entre autres innovations, nous avons pu l’associer à un évènement nouveau : le premier Zot’apéro parisien qui s’est tenu le mardi 25 octobre !
Une quinzaine d’utilisateurs plus ou moins avancés de Zotero se sont ainsi retrouvé le temps d’une soirée, pour faire connaissance, lier des visages à des noms et échanger autour de nos pratiques.





Nous avons profité de cette occasion pour lancer avec le Blog Zotero francophone, représenté par Frédéric Clavert, une nouvelle plateforme pour faciliter la création de styles de citation pour des usages francophones – CSL France :


Cette initiative fait suite à deux constats : d’un côté, bon nombre d’utilisateurs de Zotero perdent de l’élan à cause du manque de styles de citation adaptées aux exigences en France, que ce soit pour les revues, les maisons d’édition ou les institutions (par exemple pour les thèses). Alors que le dépot de styles compte plus de 1700 styles de citation, le nombre existant pour la France est pour l’instant très limité. D’un autre côté, des utilisateurs plus avancées peuvent avoir l’occasion de créer leur propres styles de citation, mais ces mêmes styles restent souvent de l’ordre de l’initiative privée, à usage personnel. 

A l’aide d’une plateforme en ligne, nous aimerions aider à se faire rencontrer ces deux populations et rendre le processus de création de style plus accessible et plus fluide :


Cela se fait en trois étapes (une fois un compte d’utilisateur crée en cliquant en haut à droite sur ‘Sign Up’ : 

  1. Un utilisateur signale qu’il a besoin d’un style en rajoutant une fiche, dite « card », dans la colonne de gauche. Il la remplit en indiquant les conseils aux auteurs pour le style (lien vers un site web ou attachement d’un fichier joint), en précisant quel style existant est le plus près du style demandé et quelles sont les différences entre le style existant et le style demandé. 
  2. Un volontaire prend en charge la création de ce style en bougeant la fiche dans la colonne du milieu, en codant une première version du style et l’attachant à la fiche. L’utilisateur qui cherche à utiliser le style l’essaie ensuite et donne un retour sur d’éventuelles améliorations à faire
  3. Une fois un consensus sur le nouveau style établi, le style est transféré dans la colonne de droite d’où il sera à terme versé dans le dépôt de styles de Zotero pour servir au plus grand nombre.

Une mise en garde, cependant : cette plateforme vise explicitement la création de styles répondant à un cahier de charges précises, pour une revue, une maison d’édition, une institution (dans le cadre des normes exigées pour les thèses, par exemple). Nos expériences montrent qu’il y a relativement peu de consensus sur les conventions de citation et de bibliographie, même à l’intérieur des SHS en France et toute tentative de créer un style « généraliste » se heurte en général à la multitude de variantes subtiles.

Si, pour vos propres besoins, vous cherchez à disposer d’un style personnel qui ne serait pas celui d’une revue, d’une maison d’édition ou d’une institution, je vous invite à vous tourner vers l’excellent tutoriel de Thomas Lienhardt qui vous permettra d’adapter un des styles issue de notre plateforme à vos propres préférences.


N’hésitez pas à vous servir tout de suite de cette plateforme – en demandant la création ou alors en aidant à en coder un de ceux qui ont déjà été demandés.

Zot’Apéro

La Boîte à outils des Historiens et le blog Zotero francophone sont heureux de vous annoncer la tenue d’un « Zot’apéro », à Paris, le mardi 25 octobre à partir de 19h30 au Bistro1, 4, rue de l’Ecole de Médecine, 75006 Paris
Peut venir toute personne intéressée par Zotero, quelque soit son niveau, débutant ou plus avancé.

La Boîte à outils et le blog Zotero francophone présenteront à cette occasion un projet commun: CSL francophone, une inititative permettant de mettre en contact les développeurs de styles de citation utilisables par Zotero (et Mendeley) avec les utilisateurs de Zotero qui ne savent pas développer leurs propres styles.

Le nombre de place est limité en places, nous vous demandons de signaler votre venue à cette adresse.

Accès au Bistro 1 :


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La photographie numérique des sources – conseils, astuces, méthodes

source : kellan sur Flickr, license CC

Après le creux de l’été où nous avons d’avantage travaillé nos thèses, nous reprenons le rythme de croisière en termes de publications sur ce blog, cette fois-ci avec un billet explicitement plébiscité par mes étudiants de M1 de l’année dernière. La pratique de la photo numérique de sources dans des dépôts d’archives se généralise, mais ensuite chacun doit bidouiller pour gérer la masse de photos, les travailler – et en général c’est à la fin d’un long processus d’apprentissage que l’on peaufine une stratégie et regrette, bien souvent, des erreurs faites au début.

Dans ce sens, ce billet n’est absolument pas une règle d’or à suivre, mais plutôt une collection d’astuces et de conseils issus de ma propre pratique et de mes lectures, assortis de quelques indications techniques et logicielles pour vous faciliter la gestion de vos photos d’archives. Et, comme toujours, nous attendons vos retours et astuces supplémentaires en commentaire.

Réfléchir en amont

Il est absolument impératif de réfléchir à sa stratégie d’exploitation des sources avant même de mettre les pieds dans un dépôt d’archives. Vous allez me dire que ceux qui débutent dans une recherche ne savent souvent pas du tout ce qu’ils vont trouver – c’est très vrai, et il sera toujours nécessaire d’adapter en fonction de ce que vous trouverez. Cependant, dans tous les cas, votre séjour en archives gagnera en efficacité, si vous êtes préparés :

  • Cela paraît évident, mais il faut d’abord savoir si la photo de sources est autorisé dans le dépôt en question et sous quelles conditions. C’est une information que vous trouverez souvent sur le site web des archives en question, s’il existe. Pour la France, l’annuaire des Archives de France est un bon point de départ, tout comme le répertoire des bibliothèques et fonds documentaires du CCRF de la BNF. Vous pouvez aussi regarder sur le Wiki des Archives que nous avons déjà présenté sur ce blog ou poser la question à des chercheurs dont vous savez qu’ils fréquent les archives en question. Dans certaines archives et pour certains matériaux il peut être nécessaire de demander une autorisation de photographie bien en amont – mieux vaut le savoir avant d’y aller. Attention : les politiques d’autorisation de la photo ont tendance à évoluer, en cas de doute il vaut mieux appeler les archives pour avoir la confirmation.
  •  Il faut bien évidemment réfléchir au matériel nécessaire. La photo numérique a fait de gros progrès et il est de nos jours tout à fait possible de se servir d’un appareil de photo d’entrée de gamme et d’obtenir des résultats satisfaisants. Si vous êtes un fan de photo, que vous possédez déjà un reflex numérique, c’est très bien et vous pourrez l’utiliser, mais je déconseille d’investir des sommes importantes rien que pour faire des photos aux archives. Si vous prévoyez d’acheter un appareil, entre autre pour cet usage, il est utile de garder certains critères en tête : un appareil avec une fonction automatique « document » ou au moins « macro » peut vous simplifier la photographie de documents papier. Il est indispensable de pouvoir désactiver facilement le flash, presque toujours interdit pour des raisons de conservation des documents.Il sera plus facile d’avoir sous la main des piles de rechange si l’appareil utilise des piles standards et non pas un modèle propriétaire, très cher. Pour plus de conseils à l’achat, voir cette liste très complète. Sachez toutefois que le appareils photo des smartphones actuels peuvent servir, au moins en dépannage, voir pour un véritable usage aux archives. Il sera pour cela judicieux de leur associer des applications qui traitent les photos, comme celle-ci, par exemple.

    Il ne suffit pas d’avoir l’appareil, il faut aussi penser à se munir de cartes de stockage avec un volume suffisant (ou deux, pour pouvoir transférer le contenu de l’une sur un ordinateur portable pendant que vous continuez à travailler avec l’autre) et les piles de rechange/de quoi recharger si des prises existent en nombre suffisant dans les archives en question (pas toujours le cas !)

  • Pieds fixes à disposition des chercheurs, National Archives, Kew, GB. Photo : F.H.

    Avec le temps et en fonction du nombre de photos que vous êtes amenés à prendre, vous pouvez vous simplifier la vie avec quelques équipements supplémentaires. Un petit nombre de dépôts d’archives merveilleux mettent à disposition des lecteurs des pieds fixes. D’autres (mais pas toutes) autorisent la photo avec votre trépied. Il en existe des petits qui peuvent être utiles. De même, un câble ou une télécommande pour déclencher la prise de photo sont appréciable en cas de nombre très important de photos (et d’appareil permettant d’utiliser ce genre de dispositif), mais très loin d’être nécessaires dans tous les cas. Voir ce billet concernant les outils de la photo en archive.

Cela n’est en rien propre à la photo, mais un liste des cartons commandés/à consulter dans le dépôt, que ce soit sur papier ou sur ordinateur est un outil précieux, autant pour savoir où vous en êtes que pour garder une trace de ce qui a été fait, de ce qui reste à faire.

Stratégie sur place

Une fois arrivé aux archives, essayez, dans la mesure du possible, d’avoir une place à bonne luminosité, souvent la meilleure solution est de demander à être près de la fenêtre.
 Quand vous vous trouvez face à vos documents, il faut donc décider de ce que l’on photographie. Inutile de tout mitrailler sans discernement, cela dépend de plusieurs facteurs :

  • si vous vous êtes déplacé loin pour consulter ces archives et que vous disposez de peu de temps sur place, mieux vaut trop photographier que pas assez. Vous ferez l’évaluation détaillée une fois rentré.
  • s’il s’agit de documents que vous ne pensez pas forcément utiles pour votre travail, mais qui pourraient s’avérer intéressants par la suite, il vaut souvent mieux les photographier rapidement et prendre bonne note (voir ci-dessous), plutôt que de les lire en détail sur place.
  • si par contre il s’agit d’un document central pour vous et que vous avez le temps dans le dépôt d’archives, il peut s’avérer utile de le recopier directement sur place (quitte à prendre aussi une photo, pour d’éventuelles vérifications plus tard).

Avant de commencer à photographier, il faut mettre en place un système robuste pour établir le lien entre la photo et le document d’archive qu’elle représente. Pour illustrer cette nécessité, j’aime évoquer le scénario d’horreur : imaginez que vous trouvez sur votre disque dur une photo d’archives avec une citation absolument centrale à votre travail, mais que vous vous rendez compte que vous ne pourrez pas l’utiliser dans la rédaction parce que vous ne disposez pas des informations nécessaires pour la citer correctement. Pour éviter cette catastrophe plusieurs possibilités existent (et peuvent aussi se combiner) :

  • Vous pouvez noter les indications essentielles (carton/chemise/dossier) sur un petit papier et le placer à côté de votre document, de façon à l’inclure dans votre photo. C’est à priori la méthode la plus sûre (les informations étant maintenant indissociables), mais c’est aussi laborieux d’établir toutes ces mini-fiches pendant l’exploitation et la photo.
  • Vous pouvez maintenir une fiche courante (un document de traitement de texte, un fichier simple ou une note dans votre logiciel de bibliographie) où vous noterez chaque carton/chemise/dossier consulté et à côté les numéros automatiques que votre appareil photo attribue aux photos. Chez moi cela ressemble à cela :
  • Vous pouvez prendre soin de toujours photographier soit la fiche de commande du carton ou l’étiquette, et dans la suite les documents qu’il contient. De même, je vous conseille de ne jamais photographier une page isolée d’un document qui en comporte plusieurs – prenez au moins la première page, qui en général contient les informations nécessaires pour citer le document et ensuite les pages qui vous intéressent particulièrement.

  • Dernière possibilité : en prenant bien soin de synchroniser l’horloge système de votre ordinateur et celle de votre appareil photo, vous pouvez aussi noter l’heure exacte à laquelle vous commencez chaque carton/dossier etc. et vous servir ensuite des données Exif des photos pour faire le raccord entre les deux.

    Très important : ne pas oublier de vérifier de temps en temps la qualité des photos, pour ne pas perdre une demi-journée de photos d’archive à cause d’un mauvais réglage de l’appareil.

    Traitement et exploitation

    Je vous encourage très fortement à revoir vos photos et notes tout de suite après une consultation d’archives, le soir en rentrant – quand vous vous souvenez encore bien de ce que vous avez vu. En fonctions de vos préférences vous pourrez ensuite faire plusieurs choses :

    • créer des dossiers et sous-dossiers par carton/chemise/dossier et repartir les photos selon leur origine. Si vous avez pris les cartons/étiquettes en photo, cela permet de trier très vite les miniatures.
    • regrouper des images issus d’un dossier/document comportant plusieurs pages etc. dans un pdf en utilisant soit les fonctions natives d’impression dan sun fichier .pdf sous mac/linux, soit un des nombreux logiciels gratuits d’impression en .pdf sous windows (comme PDFCreator).

    Quand vous passez à l’étape de l’exploitation proprement dite de vos photos, plusieurs possibilités sont encore ouvertes :

    • Si vous avez fait le choix de créer des .pdf, vous pourrez très facilement les annoter en utilisant un lecteur de .pdf qui comprend cette fonction (FoxitReader fait cela très bien sous windows, pour linux je suis encore à la recher…). Cela permet de mettre des mots-clés au bon endroit dans un pdf comportant nombre de pages et ainsi de se retrouver de façon très commode dans ses archives et notes
    • Si vous utilisez Zotero pour gérer votre bibliographie, vous pouvez tout à fait aussi ajouter des entrées pour vos documents d’archives, leur associer des fichiers images ou pdf et des notes. C’est mon choix personnel, car il me permet de garder toute ma recherche dans un même cadre où je peux faire des recherches par mots-clés. Vous pouvez en voir un aperçu ici.

      Un outil qui s’avère précieux dès que vous avez beaucoup de photos à exploiter, et surtout si vous devez transcrire intégralement des documents texte ou saisir des renseignements pour une base de données, c’est l’écran extérieur ou supplémentaire branché sur votre poste principal. Vous pourrez ouvrir d’un côté la photo de votre document d’archive et de l’autre le logiciel dans lequel vous effectuez la saisie. Si vous utilisez principalement un netbook, comme moi, cela peut vous changer la vie !

      Dernier conseil, mais peut-être le plus important de tous : pensez à sauvegarder vos photos d’archives dans les règles de l’art. Si je dispose d’une connection internet de bonne qualité, je préfère, lors de mes séjours en archives à l’étranger, déposer toutes mes photos de la journée dans un dispositif de stockage en ligne le soir même, pour peu qu’un vol de sac le lendemain ne me fasse perdre des jours entiers de travail précieux.

      Et maintenant c’est votre tour : décrivez vos stratégies, vos astuces etc. en commentaire pour que tout le monde puisse en profiter !

      Pour aller plus loin : un guide très complet édité par la bibliothèque de l’université d’Illiois [en anglais]

        Nouvelles fonctionnalités sur le site web de Zotero

        Je profite du calme estival pour vous annoncer que le site web de Zotero http://www.zotero.org/ a fait l’objet d’une refonte importante qui met en place un grand nombre de fonctionnalités attendues depuis un certain temps.

        La vraie bonne nouvelle : vous pouvez désormais agir directement sur votre base bibliographique à travers le site de Zotero.
        Je m’explique :


        Une fois connecté avec votre compte Zotero (le même qui vous sert à synchroniser à partir de Firefox), vous voyez le contenu de votre base sous l’onglet « My library »

        Vous pouvez maintenant ouvrir les collections à gauche et ainsi profiter de toute l’organisation que vous avez pensé pour votre bibliothèque. Le tri par mots-clés (« tags ») est également possible dans l’interface web.

        Il vous est également possible de créer de nouvelles collections et aussi de nouveaux items bibliographiques.

        Il suffit pour cela de cliquer sur le « plus » vert, et ensuite de spécifier quel type d’item vous voulez ajouter.

        Vous remplissez les champs que vous connaissez de votre interface habituelle de Zotero en tant que plug-in de Firefox.

        Vous avez même la possibilité d’ajouter autant de mots-clés et de notes que vous le souhaitez.

        Une fois les changements enregistrés, ce nouvel item figure dans votre bibliothèque en ligne et à la prochaine fois que vous synchronisez le plugin de Firefox avec la petite flêche qui tourne, vous récupérez tous les ajouts :

        Vous allez me demander à quoi cela peut bien servir, puisque ce sont les mêmes fonctionnalités que vous avez déjà dans le plug-in de Firefox que vous utilisez ? Et bien, cela sert surtout quand vous ne travaillez pas sur votre propre ordinateur et que vous n’avez donc pas accès à votre base qui réside dans votre navigateur Firefox chez vous. On peut ainsi imaginer de faire des repérages bibliographiques sur un des terminaux en libre-service de la bnf, en utilisant dans un onglet le catalogue de bibliothèque et dans un autre onglet l’interface web de Zotero montrée plus haut, pour ajouter tout de suite les éléments qui vous intéressent. Il vous suffit ensuite de synchroniser votre machine pour récupérer les ajouts chez vous.

        La nouvelle interface web est encore en phase de déploiement, il est donc possible que vous rencontriez des petits bugs, mais pour l’instant cela fonctionne plutôt bien. Pour les curieux des autres développements à venir chez Zotero, et notamment le lancement de la version béta « standalone », donc indépendante du navigateur Firefox, je vous renvoie vers un billet du blog de Zotero.